Précarité énergétique : les 10 enseignements à retenir de l’enquête nationale Daikin
Factures d’énergie à la hausse, confort thermique dégradé, impacts sur la santé ou la vie sociale : la précarité énergétique touche des millions de Français. Pour comprendre ce qui se joue derrière ce terme aux réalités multiples, Daikin a confié à l’institut IPSOS BVA une enquête intitulée « Les Français et la précarité énergétique. Etat des lieux, arbitrages et leviers ». Objectif ? Mesurer les effets de la hausse des prix de l’énergie sur les comportements, le ressenti en matière de précarité énergétique et identifier les leviers pour en sortir.
Précarité énergétique : de quoi parle-t-on ?
Définie par différentes instances administratives, la précarité énergétique repose sur des critères économiques précis. L’Observatoire national de la précarité énergétique (ONPE) s’appuie notamment sur le taux d’effort énergétique, qui considère un ménage en situation de précarité lorsque ses dépenses d’énergie dépassent 8 % de ses revenus et que son niveau de vie se situe parmi les 30 % des ménages les plus modestes.
Mais cette approche statistique ne reflète pas la réalité des situations vécues. De nombreux foyers, sans répondre à ces critères officiels, expriment leur difficulté à anticiper leurs dépenses ou à maintenir un confort thermique satisfaisant.
1. Le sentiment de précarité énergétique concerne près d’un Français sur trois
C’est pour mieux appréhender cet écart entre la théorie administrative et le ressenti des Français que Daikin a confié à l’institut IPSOS BVA une enquête nationale.
Le constat est sans appel : 31 % des sondés déclarent avoir le sentiment d’être en situation de précarité énergétique, alors que l’ONPE en recensait 10 % en 2023.
Les plus jeunes sont particulièrement concernés (42 % des 18-30 ans), tout comme les ménages les moins aisés (41 % des CSP-). La précarité énergétique n’est plus une situation marginale : elle s’inscrit désormais dans le quotidien de près d’un tiers des Français.
2. Se chauffer l’hiver devient un luxe
Autre enseignement fort de l’étude : pour une large majorité de Français, bien se chauffer est devenu un luxe.
Ils sont aujourd’hui 85 % à partager ce sentiment. Ce chiffre révèle un basculement profond : le chauffage n’est plus vécu comme un acquis, mais comme une dépense à arbitrer. Souvent au détriment de la température intérieure… et du confort au quotidien.
3. Les factures d’énergie de plus en plus lourdes... et anxiogènes
A l’origine de ce sentiment de précarité, la hausse des coûts de l’énergie joue un rôle central. En hiver, 41 % des Français déclarent une facture énergétique supérieure à 150 € par mois et près d’un sur deux (49 %) constatent une hausse de ses dépenses sur un an.
Au-delà du montant, c’est aussi l’imprévisibilité qui fragilise les ménages. Plus d’un Français sur deux (53 %) estime difficile d’anticiper ses dépenses d’énergie, et 59 % disent ressentir de l’inquiétude à la réception de leurs factures. Résultat : le chauffage devient une source de stress à part entière, pesant durablement sur l’équilibre financier et le quotidien de nombreuses familles.
4. Les Français plus nombreux à devoir faire des sacrifices
Pour absorber la hausse des prix de l’énergie, 65 % des personnes interrogées déclarent avoir été contraints de réduire d’autres postes de dépenses. Les loisirs et sorties (44 %), ainsi que les vacances (37 %), sont les premiers sacrifiés. Mais l’étude met aussi en lumière des arbitrages plus sensibles qui touchent l’alimentation ( 26 %) et la santé (14 %).
5. En hiver, une adaptation à marche forcée
Pour éviter de faire flamber leurs factures d’énergie, la majorité des Français finissent par réduire leurs exigences de confort. Cela passe, notamment, l’hiver, par :
· Diminuer le chauffage (54 % le font souvent),
· Chauffer seulement certaines pièces (53% systématiquement),
· Superposer les vêtements pour lutter contre le froid (56 %).
6. Un impact réel sur la santé
Le sentiment de précarité énergétique devient une réalité du quotidien. Ses conséquences sont parfois lourdes, avec des impacts réels sur la santé. Ainsi, 74 % des Français concernés évoquent subir des troubles du sommeil ou une fatigue accrue, et 72 % disent ressentir une irritabilité plus fréquente. L’inconfort thermique n’est pas anodin : il est connu pour affecter la santé physique et mentale.
7. Une vie sociale et professionnelle fragilisée
L’étude révèle aussi le poids de la précarité énergétique sur les relations sociales : moins d’invitations, repli sur soi, tensions au sein du foyer. Sur le plan professionnel, certains adaptent leurs horaires ou privilégient le bureau pour bénéficier d’un meilleur confort thermique.
8. Au rayon des solutions : les travaux énergétiques à la maison
Pour reprendre la main sur leur budget et leur confort, de nombreux ménages identifient des solutions concrètes et passent à l’action. Selon l’enquête 61 % des personnes interrogées déclarent avoir déjà engagé des travaux de rénovation énergétique et 35 % envisagent de le faire dans les trois ans.
Les ménages ciblent en priorité les leviers perçus comme les plus efficaces. Le remplacement des fenêtres arrive en tête des travaux réalisés (34 %), suivi de près par le changement du système de chauffage et/ou d’eau chaude sanitaire (30 %), un levier clé pour conjuguer confort et maîtrise des dépenses. 66 % des Français estiment que la pompe à chaleur est utile pour réduire la facture énergétique dans la durée. Ils sont 75 % à penser qu’elle améliore également le confort thermique du logement. Chez les foyers déjà équipés, cette perception positive dépasse même les 80 %.
« Nous conseillons aux particuliers de procéder à une étude énergétique de leur logement pour identifier les actions prioritaires à mener, et de demander au moins trois devis à des installateurs bénéficiant de la labellisation RGE. », explique François Deroche, Directeur Marketing, RSE et Affaires Publiques de Daikin France
9. La pompe à chaleur : une solution crédible contre la précarité énergétique
66 % des Français estiment que la pompe à chaleur est utile pour réduire la facture énergétique dans la durée. Ils sont 75 % à penser qu’elle améliore également le confort thermique du logement. Chez les foyers déjà équipés, cette perception positive dépasse même les 80 %.
10. Les aides financières peuvent faire la différence
Les projets de rénovation sont étroitement liés à l’existence de dispositifs d’accompagnement financier. L’enquête montre que les aides gouvernementales constituent le premier déclencheur de travaux pour près d’un Français sur deux, et que les dispositifs sont largement identifiés par les ménages : 83 % d’entre eux déclarent en connaître au moins un. Au-delà du financement, c’est le besoin fort de garanties sur les économies réellement réalisables et sur la qualité des équipements installés qui est exprimé. Si vous voulez en savoir plus sur ce sujet, consultez nos articles dédiés.
Au final, l’étude IPSOS BVA pour Daikin apporte un éclairage inédit sur la précarité énergétique, en révélant l’ampleur du sentiment de fragilité qui traverse aujourd’hui la société française.
Elle invite surtout à élargir le regard : comment mieux accompagner les ménages dans la gestion de leur système de chauffage et de rafraichissement ? Comment concilier durablement pouvoir d’achat, confort thermique et sobriété énergétique ?
La rénovation thermique couplée à un système de chauffage durable et performant apparaissent comme deux levier structurants, à condition d’être rendus accessibles, lisibles et accompagnés dans la durée. Dans cette perspective, le rôle des aides publiques, de l’innovation technologique et des professionnels de solutions du génie climatique reste déterminant pour permettre à chacun d’agir, à son échelle, face aux enjeux de la précarité énergétique.