Faut-il chauffer les pièces inoccupées en hiver ?
Face à la hausse des factures, il est tentant de limiter le chauffage aux seules pièces occupées. Selon l’enquête IPSOS BVA réalisée pour Daikin, 53 % des Français chauffent souvent moins certaines pièces en hiver.
Alors, chauffer moins certaines pièces est-il pour autant une bonne solution ? Quels sont les bons réflexes à adopter ? Décryptage.
Ne chauffer que certaines pièces l’hiver : une réalité de la précarité énergétique
Largement nourrie par la hausse des prix de l’énergie, le sentiment de précarité énergétique gagne du terrain en France. L’étude IPSOS BVA pour Daikin révèle que 38 % des Français déclarent rencontrer des difficultés pour se chauffer correctement en hiver. Froid persistant, difficultés à maintenir une température agréable, sensation de courants d’air… Quand se chauffer devient un luxe , la qualité de vie se dégrade.
Pour garder la maîtrise de leur facture d’énergie, de plus en plus de foyers finissent par faire des choix difficiles. Ils sont ainsi 56% à superposer plusieurs couches de vêtements à la maison. D’autres réduisent la durée ou la température de leur douche ou renoncent à faire tourner certains appareils électroménagers. Des ajustements ponctuels qui finissent par devenir une réalité au quotidien
La baisse du thermostat d’un ou de plusieurs degrés en-dessous d’un niveau de confort habituel devient un réflexe pour plus de la moitié des sondés (54%). Ils sont tout aussi nombreux à ne chauffer que certaines pièces de leur logement l’hiver.
Chauffer certaines pièces pour faire des économies d’énergie : quels sont les risques ?
Couper les radiateurs de certaines pièces l’hiver pour faire des économies d’énergie peut sembler logique à première vue. Ce réflexe est d’ailleurs largement partagé par les ménages confrontés à la hausse des coûts du chauffage.
Pourtant, dans la pratique, ce choix peut s'avérer contre-productif. Lorsque certaines pièces restent froides, l’humidité et la condensation ont tendance à s’y installer. Cela favorise l’apparition de moisissures et peut dégrader les murs, les sols ou les plafonds. Résultat : ce qui peut apparaître comme une économie immédiate peut entraîner des désagréments durables pour le logement.
Il faut également garder en tête qu’un appartement ou une maison fonctionne comme un ensemble. Des pièces non chauffées créent des zones froides vers lesquelles la chaleur des pièces chauffées va naturellement se dissiper. Ces déperditions thermiques obligent alors le système de chauffage à fonctionner davantage pour maintenir une température confortable, limitant, voire annulant, les économies espérées.
Enfin, vivre dans un logement partiellement chauffé accentue souvent la sensation de froid, y compris dans les pièces pourtant chauffées. Ce qui finit ici aussi par avoir un impact négatif sur le confort, le bien-être, voire la santé des occupants.
Chauffer moins pour payer moins : oui, mais à quelle température ?
Les organismes de référence, comme l’Ademe , recommandent de maintenir des températures minimales pour préserver le logement et la santé :
• Dans les pièces de vie : autour de 19 °C,
• Dans les chambres : 16 à 17 °C,
• Dans les pièces peu occupées : ne pas descendre sous 14 °C,
• En cas d’absence prolongée : 12°C.
Ces repères vous permettent de réduire votre consommation de chauffage sans créer de déséquilibres thermiques. Encore mieux : l’utilisation d’un thermostat programmable et d’une régulation adaptée aux rythmes de vie (mode jour, nuit, absences) vous aidera vraiment à optimiser le chauffage sans renoncer à votre confort.
Mieux gérer son chauffage : des solutions plus durables que « chauffer moins »
L’enquête IPSOS BVA réalisée pour Daikin montre que, face à la hausse de leur facture, les Français activent d’abord des solutions immédiates : baisser la température, enfiler un pull supplémentaire ou limiter le chauffage dans certaines pièces. Ces gestes sont souvent perçus comme un moyen de contenir sa consommation, mais ils atteignent rapidement leurs limites.
Pour réduire durablement la facture de chauffage, agir sur le fond est essentiel. Cela passe par une meilleure isolation du logement et par le choix d’un système de chauffage performant, peu énergivore et capable de s’adapter précisément aux usages, pièce par pièce.
Alors, faut-il chauffer les pièces inoccupées en hiver ? La réponse est clairement oui. Il est possible d’abaisser la température dans certaines pièces mais couper totalement le chauffage est contre-productif et peut entraîner des déséquilibres, tant pour le logement que pour le confort et la santé de ses occupants.
Sur le long terme, la réponse à la précarité énergétique ne repose pas sur des arbitrages à court terme, mais sur des solutions durables. Un logement mieux isolé, associé à un système de chauffage performant et bien régulé, permet de concilier confort thermique et maîtrise des dépenses. Dans cette logique, la pompe à chaleur s’impose aujourd’hui comme une solution largement plébiscitée par les Français.
Vous avez d'autres questions ?
Ne chauffer qu’une partie du logement permet-il vraiment de faire des économies ?
À court terme, chauffer moins de pièces peut réduire votre consommation d’énergie. Toutefois, les économies sont souvent moins importantes que prévu. Un logement est un volume thermique unique : la chaleur des pièces chauffées migre vers les pièces froides. Ces déséquilibres thermiques obligent alors système de chauffage à fonctionner davantage pour maintenir la température souhaitée, ce qui peut annuler une partie des gains.
Quels sont les risques de ne pas chauffer certaines pièces ?
Les principaux risques sont liés à l’humidité. Une pièce froide favorisera la condensation, sur les murs et les fenêtres notamment. À terme, cette situation peut entraîner :
- l’apparition de moisissures
- une dégradation des revêtements,
- une baisse de la qualité de l’air intérieur.
Dans les cas extrêmes, des températures trop basses peuvent même exposer votre logement à des risques de gel des canalisations.
Le chauffage pièce par pièce est-il plus efficace ?
Le chauffage pièce par pièce peut être efficace à condition d’être bien piloté grâce un système de thermostats programmables ou connectés. Celui-ci permet une régulation fine en fonction des moments de la journée et de la semaine. Il adapte la température à l’usage réel de chaque pièce. Sans régulation intelligente, le risque est de multiplier les zones froides et les déséquilibres thermiques.
Quel système de chauffage permet de mieux ajuster la chaleur ?
Les systèmes de chauffage les plus efficaces aujourd’hui, comme la pompe à chaleur, sont ceux capables de moduler leur puissance. La modulation permet de maintenir une température stable, d’éviter les pics de consommation et de mieux gérer les différences d’usage entre les pièces. C’est un critère essentiel pour concilier confort thermique et maîtrise de la facture énergétique, notamment dans les logements où certaines pièces sont peu occupées.
Une pompe à chaleur est-elle adaptée à un logement partiellement occupé ?
Oui. Les pompes à chaleur modernes sont conçues pour ajuster leur fonctionnement aux besoins réels du logement. Selon l’étude IPSOS BVA pour Daikin, 66 % des Français estiment que la pompe à chaleur réduit les factures d’énergie durablement, et 75 % qu’elle améliore le confort thermique. Grâce à leur capacité de modulation et à leur régulation précise, elles permettent de chauffer de manière homogène sans surchauffer inutilement certaines zones.
À quelle température chauffer la nuit pour faire des économies ?
Il est recommandé de baisser la température de 2 à 3 degrés la nuit, sans couper totalement le chauffage. Une baisse excessive entraîne un refroidissement important du logement, qui nécessite ensuite une remise en chauffe énergivore le matin.
Qui peut m’aider à optimiser mon chauffage et réduire durablement ma facture ?
Un professionnel qualifié, notamment un installateur certifié RGE, joue un rôle clé. Il peut réaliser une analyse énergétique du logement, identifier les zones de déperditions, recommander des solutions adaptées et accompagner le particulier dans la mise en œuvre des travaux et l’accès aux aides financières. Trouvez votre installateur pompe à chaleur Daikin partout en France.