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Près d’un tiers des Français ont le sentiment d’être en situation de précarité énergétique, révèle l’étude que Daikin a confiée à l’institut IPSOS BVA.

Ce n’est plus seulement une inquiétude face aux factures d’énergie. Pour des millions de personnes, c’est une réalité qui transforme le quotidien : confort thermique dégradé, hiver qui devient une source d’angoisse et logement moins protecteur qu’avant. La précarité énergétique s’invite dans la vie de tous les jours et bouleverse l’équilibre personnel. 

Le sentiment de précarité énergétique se diffuse en France

Longtemps, la précarité énergétique est resté un indicateur statistique. Les organismes publics, comme l’Observatoire national de la précarité énergétique (ONPE), l’évalue notamment en mesurant la part des dépenses d’énergie dans le budget des ménages.

Mais derrière les chiffres, il y a un ressenti.  L’étude IPSOS BVA pour Daikin montre que 31 % des Français se considèrent en situation de précarité énergétique. Ce chiffre grimpe à 42 % chez les 18–30 ans et à 41 % parmi les catégories socioprofessionnelles modestes.

Le sentiment se diffuse au-delà des publics historiquement les plus fragiles. 

Les 3 marqueurs à retenir

Pour beaucoup, la précarité énergétique signifie d’abord une perte de qualité de vie.

Les personnes interrogées l’associent à l’inconfort thermique, aux difficultés financières ou à l’impact sur leur santé et leur bien-être.

 

Le confort longtemps considéré comme acquis devient une source de tension.  85 % des Français affirment même que bien se chauffer est devenu un luxe.

L'anxiété financière s’installe : 55 % redoutent l’arrivée de l’hiver en raison du coût de l’énergie et 59 % se disent stressés par le montant de leurs factures.

Le thermostat devient un sujet d’inquiétude.

 

Des arbitrages concrets au quotidien 

Quand le budget se tend, les choix de dépenses sont de plus en plus difficiles.
L’hiver, plus d’un Français sur deux :
- diminue souvent le chauffage ou ne chauffe que certaines pièces (54%) ,
- enfile plusieurs couches de vêtements à la maison (56%).

Et les renoncements ne s’arrêtent pas là : 65 % des personnes interrogées déclarent consentir d’autres sacrifices pour payer leurs factures d’énergie. Les arbitrages concernent :
- Les loisirs et les sorties (44 %), 
- Les vacances (37 %),
- Les courses alimentaires (26 %) et les dépenses de santé (14 %).

 

Un impact réel sur la santé et le bien-être
L’hiver, le froid, les courants d’air ou l’humidité intérieure ne sont pas seulement inconfortables. Ils fragilisent. 

Parmi les personnes se sentant en situation de précarité énergétique :
- 74 % déclarent des troubles du sommeil et de la fatigue,
- 70 % sont plus sensibles aux rhumes et bronchites,
- 72 % se sentent plus irritables.
- 65 % évoquent davantage de douleurs musculaires,

L’inconfort thermique devient un facteur de fatigue physique et mentale.

En été, la situation peut aussi se tendre : dans les logements mal isolés, maintenir une température agréable devient difficile, notamment lors des épisodes de canicule.

 

Isolement et tensions : quand le logement n’est plus un refuge.
Un logement trop froid en hiver ou trop chaud en été devient aussi un espace moins accueillant.

38 % des personnes concernées estiment que leur vie sociale s’est dégradée :
- 19 % invitent moins souvent chez eux,
- 10 % déclarent s’être davantage isolés,
- 9 % évoquent des tensions liées aux températures au sein du foyer.

Le logement, censé protéger et rassembler, devient alors une source de repli. Et la précarité énergétique touche à l’intime.

 

Comprendre pour agir : des solutions durables
La hausse des prix de l’énergie a mis en lumière une réalité structurelle : une partie du parc de logements français reste mal isolée. Lorsque le logement devient une véritable passoire thermique, le chauffage ne suffit plus à garantir un confort stable, et les factures d’énergie s’envolent.

Face au sentiment de précarité énergétique, les Français ne restent pas immobiles.
61 % ont déjà engagé des travaux pour améliorer la performance énergétique de leur habitation, et plus d’un tiers envisagent d’en réaliser dans les trois prochaines années.

Agir sur le logement est le levier le plus efficace pour sortir durablement de cette situation. L’isolation thermique — murs, toiture, fenêtres — permet de limiter les pertes de chaleur en hiver et de conserver la fraîcheur en été. Le remplacement d’un système de chauffage ancien par un équipement plus performant, comme une pompe à chaleur, contribue également à réduire les dépenses énergétiques tout en améliorant le confort.

 

Des dispositifs d’accompagnement existent pour faciliter ces démarches : aides à la rénovation énergétique, chèque énergie, accompagnement technique ou financier. Ces soutiens visent à rendre les travaux accessibles, notamment pour les ménages aux revenus modestes.

Améliorer la performance énergétique de son logement, ce n’est pas seulement réduire ses factures. C’est retrouver un habitat plus sain, plus confortable et mieux protégé face aux variations de température.

 

 

 

 

Vous avez d’autres questions ?

Qui est le plus concerné par la précarité énergétique en France ?
Selon l’étude IPSOS BVA pour Daikin, si la précarité énergétique peut toucher l’ensemble de la population, certains profils se révèlent plus exposés. C’est le cas des jeunes adultes, puisque 42 % des 18–30 ans se considèrent en situation de précarité énergétique. Les ménages aux revenus modestes sont eux aussi très concernés, avec 41 % des catégories socioprofessionnelles les plus modestes qui se disent en précarité énergétique.

 

Quelles sont les causes de la précarité énergétique ?
La précarité énergétique résulte souvent de deux facteurs : la hausse des prix de l’énergie constatée ces dernières années et la mauvaise qualité thermique de certains logements. L’enquête IPSOS BVA pour Daikin met en évidence le rôle central du logement : 37 % des Français estiment que leur habitation est mal isolée thermiquement. En parallèle, la hausse des prix de l’énergie pèse fortement sur le budget des ménages. Enfin, les systèmes de chauffage anciens ou peu performants accentuent cette vulnérabilité et le sentiment de précarité énergétique.

 

Quelles sont les conséquences de la précarité énergétique sur la santé ?
Ces effets sont multiples. Parmi les personnes qui se sentent en situation de précarité énergétique, 74 % déclarent souffrir de troubles du sommeil, 74 % d’une fatigue accrue, 70 % sont plus sensibles aux rhumes et bronchites et 65 % éprouvent davantage de douleurs musculaires. Aussi, 72 % évoquent une irritabilité plus fréquente. Le froid ressenti dans le logement, l’humidité ou l’inconfort thermique alimentent un mal-être physique et mental. Enfin, le stress lié aux factures énergétiques vient renforcer ces effets, contribuant à une dégradation générale de la qualité de vie.

 

La précarité énergétique a-t-elle un impact sur la vie sociale et familiale ?
Oui, cet impact est souvent sous-estimé. L’étude IPSOS BVA pour Daikin montre que la précarité énergétique peut conduire à un repli social. Le logement, perçu comme inconfortable et mal chauffé ou trop chaud l’été, devient un espace que l’on hésite à partager. Résultat, certains ménages réduisent les invitations ou les moments de convivialité. Des tensions peuvent également apparaître au sein du foyer, liées à la gestion du chauffage.

 

Comment reconnaître une situation de précarité énergétique dans un logement ?
Plusieurs signaux peuvent alerter : difficultés à maintenir une température confortable en hiver ou en été, sensation de froid persistante, humidité (voire moisissures), factures élevées ou stress récurrent à leur réception sont des indicateurs fréquents. L’étude IPSOS BVA pour Daikin révèle que 38 % des Français rencontrent des difficultés pour chauffer correctement leur logement l’hiver, et 43 % pour maintenir une température agréable l’été. Ces situations traduisent souvent un problème structurel du logement ou du système de chauffage, sur fond de factures d’énergie élevées.

 

Quelles solutions existent pour sortir durablement de la précarité énergétique ?
Prévenir la précarité énergétique ou en sortir passe par des travaux énergétiques. La rénovation et l’amélioration de l’isolation thermique (comme changer ses fenêtres ou isoler ses murs ou son toit), mais aussi le remplacement du système de chauffage par un équipement moderner, performant et durable comme une pompe à chaleur, sont les leviers les plus efficaces. Ils permettent de faire des économies sur les dépenses de chauffage tout en gagnant en confort thermique.